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Les femmes indiennes du Bengale et du Rajasthan transforment les saris abimés, comportant une usure ou un accroc en un nouveau textile de seconde main. Leur art de la broderie sublime les tissus usagés en véritables œuvres d’art. Si aujourd’hui, nous redécouvrons les vertus de l’achat de seconde main dans un contexte où nous prenons enfin conscience des excès de consommation et de leur effet néfaste sur la planète (source), cet art de la récupération a généré en Inde depuis des siècles un savoir faire textile d’exception.
On vous explique !
Vous connaissez peut-être ce qu’est « un sari » ? Il s’agit de cette pièce de tissu en soie ou en coton pouvant atteindre jusqu’à 12 m de longueur, dont se parent avec une élégance incomparable, les femmes indiennes.
Lorsque certaines parties d’un sari précieux sont usées ou abimées, les femmes indiennes conservent les parties utiles pour les réunir deux à deux en pièces doublées et assemblées entre elles par une couture à la main réalisée en surpiqure. Chaque pièce de seconde main ainsi obtenue est unique et comporte donc un recto et un verso.
Généralement les nouvelles pièces peuvent ainsi être utilisée de façon réversible pour de nouveaux usages tout autres : écharpe, plaid, couvre lit, coussin, ... Le sari dont s’enveloppent les femmes indiennes dans un geste qu’elles seules savent si élégamment installer, doit quant à lui rester une étoffe très souple et légère.
Dans les régions rurales, les femmes possèdent traditionnellement ce savoir-faire qui donne une seconde vie à toutes sortes de tissus, qu’ils soient en coton ou en soie. Deux tissus sont plaqués l’un à l’autre et reliés par des points de broderie, en 2 faces uniques. Cet assemblage permet de jouer des harmonies de couleur et de motifs, ou d’affirmer des contrastes en fonction des tissus qu’elles choisissent d’associer.
Selon l’épaisseur, ce nouveau tissu devient étole, couvre-lit, ou couverture lorsqu’il est molletonné entre les 2 couches de tissu. Parfois plusieurs épaisseurs sont utilisées pour procurer de la chaleur et du moelleux à une couverture.
La technique du kantha, véritable artisanat d’art, est une des plus ancienne de l’art textile indien. On dit qu’elle remonte aux temps pré-védique, antérieurs à 1500 av JC. Les surpiqures au point de broderie sur soie ou coton avec des fils de couleurs permettaient de dessiner et de faire apparaitre une foison de motifs floraux, géométriques, souvent inspirés de la nature ou de la mythologie.
Un fond uni s’anime par la magie de l’aiguille en une multitude d’animaux, de formes végétales, ou de personnages par le seul effet d’un point de broderie qui dessine les contours de toutes ces figures en une féerie de points.
Autrefois l’art du Kantha exprimait l’agilité, la patience et la créativité des femmes de toutes castes confondues, de l’épouse du grand propriétaire jusqu’à l’épouse du métayer. Il était un élément important du patrimoine féminin qui se transmettait sous forme de dot de mère en fille.
Il s’agit aujourd’hui d’un savoir-faire appris dès l’enfance par les femmes des régions rurales dans un mélange de raison et d’esthétique toute personnelle où se marient économie domestique et artisanat d’art.
La plupart d’entre elles n’ont pas eu la chance d'aller à l'école. Elles exercent cette activité artisanale à la maison, en l’intégrant au rythme quotidien de leurs charges familiales. Elle leur offre la possibilité de s’émanciper en acquérant des revenus dans des contextes où elles n’ont pas accès à d’autres formes d’emplois.
Les tissus d’origine choisis pour réaliser la collection Karawan de pochettes, de gilets, d’écharpes ont été sélectionnés par nos soins pour la beauté de leur teinture, de leurs motifs, de leurs jeux de couleurs et pour les rendus uniques et profonds des impressions manuelles. Les motifs obtenus par les techniques artisanales de tampon en bois ou de batik en font des pièces d’exception. Une majorité de celles-ci qui sont confectionnés par Karawan en gilets et kimonos ont été teints avec des teintures végétales tels que l’indigo ou le curcuma.
Ce sont les superpositions en diverses étapes réalisées à la main qui rendent ces tissus si vibrants. La technique du batik permet de réaliser des zones ou des points de réserve à la teinture alors que celle du block print permet d’appliquer des motifs précis par couleurs, en divers passages spécifiques par couleur. Certaines pièces associent les 2 techniques donnant un rendu visuel riche et profond au tissu. Une esthétique qu’aucune production industrielle ne saura égalée.
Les tissus ainsi sélectionnés par Karawan auprès d’un collectif de femmes du Rajasthan, ont été ensuite confectionnés en pochette ou en gilets, boléros, ou kimonos par l’atelier féminin de couture de Jaïpur avec qui nous développons nos collections dans une démarche solidaire.
Les patrons des gilets et kimonos sont des designs exclusifs à Karawan, confiés à Shalini la maîtresse-couturière avec qui nous co-créons nos modèles.
Vous découvrirez les finitions raffinées qu’elle applique à chaque pochette kanhta en soie Une mention spéciales pour les pompons qui associent les fils de couleurs en harmonie avec les coloris des motifs du tissus. Une attention portée au détail exprime le goût des belles choses et l’art de prendre soin de chaque geste de fabrication.
Pour plonger dans l’univers foisonnant et enchanteur des accessoires de mode en textile Kantha, voir notre collection unique de pochettes, de foulards et de gilets.
Vous y découvrirez un kaléidoscope de couleurs et de motifs traditionnels indiens associés en une merveilleuse poésie racontant l'histoire de rêves, d’histoires d’amour et de légendes locales. Les petites irrégularités dans les coutures sont un rappel de l'histoire unique et personnelle de chaque textile.
Habillez-vous et décorez votre intérieur avec les coloris chatoyants et les motifs raffinés que nous avons soigneusement sélectionnés pour vous.
Vous jouirez de pièces uniques que vous serez seul-e-s à porter.
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